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La censure libanaise?

7 juillet 2006
 

Le Liban n’a pas de législation abordant directement le problème de la censure. Cependant, certains groupes d’opposition considèrent que les gouvernements d’après guerre ont limité significativement la liberté d’expression.

Tous les médias obéissent aux mêmes codes: une loi élaborée au départ pour la presse écrite et appliquée par extension à toute sorte de média, constituant ainsi un compromis entre les différentes communautés qui existent au Liban, et tenant compte des exigences des pays arabes qui reçoivent les stations libanaises par satellite. (Ceci pousse les gens à regarder les stations étrangères directement sur satellites.)

A propos de l’autocensure (source: Ministère de l’Information)
Lundi 23 Sep. 2013 – « Le ministre sortant de l’Information, Walid Daouk, a souligné l’importance que les médias libanais adoptent une forme d’autocensure, afin que les journalistes soient responsabilisés en cas de dépassement des lignes rouges. « Les institutions médiatiques avaient, en majorité, signé un pacte d’honneur ayant pour but de surveiller leur conduite, » a noté M. Daouk lors d’un entretien accordé à la Voix du Liban ce lundi, rappelant de la nécessité de le respecter. Il a indiqué que l’autocensure des médias constituait une première étape à la limite du chaos dans le pays, sans pour autant contredire les principes de la liberté d’expression. »

La liberté de presse au Liban: une bonne plaisanterie! (USJ, 2002)
http://www.kleudge.com/usj/infocomm/2002/presseliban.asp

Les rapports annuels de Reporters Sans Frontière
2006 / 2004 / 2003 / 2002

Sur la censure libanaise de 1990 à 2006:
A l’heure actuelle, trois critères régissent l’activité de la censure préalable au Liban : échoue à l’examen tout ce qui porte atteinte aux religions et aux religieux, tout ce qui est lié de près ou de loin avec Israël – sécurité contre la propagande ennemie oblige – et tout ce qui est contre les moeurs et la décence des âmes tendres des Libanais. Il ne s’agit pas ici d’un contrôle visant à protéger les mineurs, mais d’un contrôle qui considère tout Libanais comme mineur. On a du mal à imaginer le supplice infligé par Dame Anastasie à une oeuvre d’art : des fonctionnaires découpent, recollent et bricolent de nouvelles versions plus « saines », plus « décentes » – en tout cas plus courtes – des oeuvres condamnées à la censure. Mais il serait injuste d’accuser ceux qui ne font qu’obéir : le simple fonctionnaire ne détient pas les « ciseaux » du pouvoir. Interrogée à ce propos, la directrice du bureau de censure assure que l’activité du bureau se limite à une application stricto sensu de la loi. C’est en vertu de celle-ci que s’exerce l’activité du bureau. De trois choses l’une : soit on interdit, soit ou découpe, soit on laisse passer. En matière d’interdiction, la compétence du bureau est liée à celle du ministère de l’Information. Le bureau n’a pas le droit de prendre seul la décision d’interdire un livre ou un film. Celle-ci doit provenir du ministère, qui agit selon les souhait ou les injonctions des instances religieuses. Cela dit, les interventions ne sont pas toutes « divines ». Comme on ne peut parler d’influences, de pressions et d’interdictions sans évoquer le voisin syrien, il ne faut pas oublier le rôle essentiel du bureau de boycott d’Israël qui siège à Damas et organise les activités de la censure au Liban. Malgré la fermeture des filiales de ce bureau presque partout dans le monde arabe, son poste au Liban au sein du ministère de l’Economie continue à mettre à jour la fameuse « liste noire » des produits systématiquement interdits. Réalisateurs, acteurs, scénaristes, chanteurs, artistes divers… tout y passe ! Les noms d’Elisabeth Taylor, de Frank Sinatra, de Paul Newman, de Jerry Lewis, etc. figurent encore dans cette fameuse liste d’un autre âge. Concernant le pouvoir discrétionnaire dont elle jouit, à savoir celui de couper les pellicules des films et les bandes sonores pour en supprimer les passages « indécents », la directrice du bureau de la censure affirme sa bonne volonté et assure collaborer avec l’auteur pour éviter la « censure sauvage » (couper sans tenir compte de la cohérence du contenu). Mais les absents ont toujours tort : c’est la faute à l’artiste étranger s’il se trouve être… à l’étranger !
Hind Darwish (L’Orient-Le-Jour)

 

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